Démonstration de Robin van Persie

Jeu web - Haxball

Véritable révolution footballistique depuis 2010, Haxball ne cesse d'accroître le nombre de ses visites par jour. Créé en Argentine par Mario Carbajal (a.k.a. Basro), Haxball permet de se mettre dans la peau d'un petit « pion » sur un terrain de football, dont le rôle est bien simple : faire gagner son équipe en marquant des buts ! Derrière ce concept très simple se cache pourtant un gameplay riche et subtil qui en rendra plus d'un addictif !

Haxball

Haxball est un petit jeu en réseau qui fait plonger le joueur la tête la première dans l'univers footballistique. Vous incarnez donc un « pion », qui prend la forme d'un petit rond se déplaçant sur un terrain de football, avec la camera située au-dessus de vous. Les matchs qui s'y déroulent peuvent ainsi être joués de 2 à 22 joueurs, selon les restrictions imposées par l'hôte de la partie. Le but est bien sûr de faire gagner son équipe face à une autre, et vos outils pour y parvenir sont plutôt basiques mais incontestablement efficaces. Les mouvements se font ainsi via les touches directionnelles du clavier et toutes les actions, que cela soit la passe ou bien le tir, sont réalisés avec la touche X ou la barre Espace.

 

Avant d'entrer dans une partie il vous faut vous identifier, mais surtout trouver un serveur. Il y en a des centaines à votre disposition, aux règles plus ou moins différentes. Les serveurs ayant une distance de 0 kilomètre sont les serveurs les plus proches de chez vous, mais il en existe dans le monde entier avec évidemment différents pings. Le choix est donc assez large, et il est même possible de créer des serveurs protégés par un mot de passe si vous souhaitez limiter vos parties à certaines personnes. Lorsque vous avez choisi votre salon, la partie se lance et vous évoluez alors sur des terrains de taille et de nature très variables. On citera notamment les Stadium Classic ou Big, ou encore les terrains d'air-hockey.

 

Placer le ballon dans les petits filets de votre adversaire n'est pas une mince affaire. Pour faire gagner son équipe, il va donc falloir la jouer collectif afin de remporter la victoire. Cependant, si vous avez un esprit plus personnel, vous trouverez également des serveurs en un contre un. Bien que le gameplay soit très rudimentaire, la structure des terrains permet de créer différentes techniques. Par exemple, vous pouvez dribbler un adversaire en poussant le ballon contre une extrémité du terrain afin qu'il rebondisse ensuite vers vous. Mais la principale maîtrise se situe dans la précision de vos passes, qu'il faut savoir doser sous peine de créer malencontreusement des ouvertures pour l'adversaire.

Concluons néanmoins sur le principal défaut du jeu, à savoir l'impossibilité de bénéficier d'un compte fixe. En effet, vous n'avez pas d'espace personnel et c'est assez embarrassant, car certains joueurs n'hésitent pas à usurper l'identité d'autres afin de nuire à leur réputation. Au-delà, cela n'entache en rien le plaisir procuré par Haxball. Il ne vous reste plus à présent qu'à y jeter un coup d'œil !

 

Site web officiel

Source JeuxVideo.com

Le pire dégagement de gardien de l'Histoire !

Test FIFA 13

C'est la reprise ! FIFA 13 revient plus en forme que jamais avec son lot de nouveautés pertinentes. Encore plus aboutie, cette version confirme une fois de plus la suprématie de la série dans le domaine des jeux de football.

Vous avez l'habitude : la rentrée scolaire marque le grand retour de la saison de football virtuelle. FIFA 13 passe donc la traditionnelle visite médicale entre les mains de la Rédaction. Ensemble, nous allons étudier les différents secteurs de jeu pour voir là où FIFA a su progresser par rapport à l'année précédente.

La carte de la sécurité ?
Si FIFA 12 était considéré comme le meilleur volet de la série, la simulation signée Electronic Arts laissait quand même apparaitre quelques défauts, notamment dans le fond de jeu. Alors, les petits gars de EA Vancouver ont-ils réussi à gommer les principales sources de frustration capables de renvoyer au vestiaire l'opus de 2011 ? Tout d'abord, il faut savoir que l'aspect visuel - d'ensemble - n'a pas réellement évolué. Eh oui, avec l'arrivée des consoles de prochaine génération, les éditeurs ne prennent pas le risque de se lancer dans le développement d'un nouveau moteur. Logique. En façade, les nouveautés de ce FIFA 13 sont aussi moins évidentes, moins probantes, que celles des années précédentes. Ce qui ne signifie absolument pas que les innovations apportées au gameplay ne sont pas importantes, au contraire.
FIFA 13
Une bonne équipe de football, celle qui remporte des titres, est une équipe qui sait garder son ossature, tout en se renforçant au fil des années pour combler ses points faibles. Electronic Arts copie scrupuleusement ce modèle depuis plusieurs éditions. Une recette payante qui permet aujourd'hui d'atteindre un niveau d'excellence en matière de simulation. La nouveauté majeure de cette version concerne le système de contrôle. Un élément déterminant, qui, comme vous allez le constater, a une large influence sur les parties et permet un meilleur équilibre attaque / défense.
FIFA 13
Dans les précédents épisodes, le ballon avait fortement tendance à coller au pied des joueurs. Même une mauvaise passe en profondeur pouvait alors effacer tous les défenseurs étant donné que la balle allait se scotcher sur les pieds de l'attaquant. Tous les fans de la série ont forcément connu ce moment de frustration... je l'appelle le syndrome du ballon aimanté. FIFA 13 nous oblige à revoir entièrement sa manière de récupérer les ballons.
FIFA 13
État physique, statistiques, trajectoires... une multitude de données est désormais prise en compte au moment de contrôler le cuir. Alors oui, cela demande un apprentissage certain et une dextérité que l'on avait oubliée dans ce genre de situation. Il faut donc revoir sa manière de jouer, du moins si l'on veut pleinement profiter de ce nouveau système baptisé « Touch Control ». Car une fois les ratés et les râlements passés, on commence enfin à profiter de la situation. En fait, ce système équivaut de près à celui du pressing défensif manuel, du moins dans l'approche. C'est ennuyeux et laborieux au début, mais par la suite, on s'éclate en se rendant compte que cela participe à l'authenticité de l'expérience.
FIFA 13
Contrôles orientés, dribbles, passes directes, le joueur peut - théoriquement - choisir le mouvement qu'il souhaite effectuer. Bien évidemment, cela varie selon l'aptitude des joueurs. Il est clair qu'un Messi peut aisément éliminer un adversaire, tandis qu'un Gignac laisse davantage filer le ballon en touche. Autrefois rapidement pris au dépourvu lors d'une passe lobée dans la course, un défenseur peut désormais plus facilement prendre le dessus sur son vis-à-vis. Et pour cause, un attaquant au duel - forcément déséquilibré - aura bien du mal à mettre le pied sur la balle. Il est donc plus simple de défendre lors de ces séquences, dont l'issue paraissait auparavant un peu trop aléatoire. Le duel ne se limite plus à un versus de statistiques basique, puisque la dextérité joue ici un rôle prépondérant dans la prise de balle.
  

 

Le réalisme à son paroxysme
FIFA 13
FIFA 13 renforce encore davantage le sentiment du contrôle total de son joueur. Les développeurs de Vancouver ont en effet particulièrement travaillé sur la gestion de la physique afin de fluidifier très nettement les mouvements des joueurs. Moins lourd, le gameplay favorise les actions rapides et les contre-attaques explosives. Grâce à une intelligence artificielle beaucoup plus réactive, FIFA 13 n'a jamais été aussi « vivant ». Appels, contre appels, dédoublements, démarquages... les joueurs proposent constamment des solutions. C'est surtout sur le plan offensif que cette dimension organique prend toute son ampleur, même si les latéraux ont justement tendance à trop monter. Du coup, en favorisant un jeu véloce, on peut facilement se faire prendre par le jeu de la contre-attaque. Paradoxalement, l'ordinateur joue peut-être trop bien le coup, ce qui peut aboutir à des parties finalement trop fermées contre une I.A. qui ne lâche rien. Mais ne faisons pas la fine bouche : l'expérience de jeu n'a jamais aussi plaisante(surtout avec une équipe assez technique).
FIFA 13
Déjà solide dans la précédente version, la défense reste bien placée (malgré le souci des latéraux cité ci-dessus). L'arrière-garde gagne aussi en vivacité grâce à un temps de latence plus réduit sur une intervention manquée (tacle ou prise de balle). Après, on remarque au travers des duels que l'écart est encore plus considérable entre un joueur de classe internationale et un défenseur de seconde zone. Comme FIFA 13 encourage la jouabilité en « tout manuel », les développeurs ont eu la bonne idée de proposer différents ateliers d'entraînement disponibles avant les parties. Centres, conduite de balle, passes, tirs au but... ces séquences permettent de se familiariser avec les commandes avec différents challenges.

Longtemps pointée du doigt par la communauté, la physique de balle a également bien évolué. Autrement dit, on a enfin l'impression de frapper dans un vrai ballon de football et non une vulgaire balle de plage. Autant vous dire que ça fait du bien de décrocher une grosse praline dans la lucarne. Les frappes sont donc plus lourdes, tout comme les transversales qui gagnent en réalisme. FIFA 13 encourage donc nettement plus à tirer au but, ce qui favorise forcément les meilleurs tireurs. C'est certain, nous verrons cette année beaucoup plus de patates enflammer les filets.
FIFA 13
On le dit souvent : un match important se joue sur des petits détails. FIFA 13 ne déroge pas à cette règle en proposant quelques nouveautés aux abords du terrain. Joueurs qui s'entraînent sur la touche, nouvelles célébrations, animations inédites lors des changements, photographes présents lors de l’arrivée des stars sur le terrain... FIFA 13 continue de progresser dans le domaine de l'immersion. Un réalisme que l'on retrouve aussi appliqué à la modélisation faciale ; les principaux joueurs bénéficient en effet d'un soin tout particulier apporté à leur corpulence et aux détails du visage. En revanche, force est de constater que ce processus ne s'applique pas à l'ensemble des sportifs sur le terrain, notamment pour les plus petites équipes.

Un contenu plus riche que le PSG
FIFA 13
Au niveau des licences, FIFA 13 muscle encore son jeuen proposant de nouvelles nations ainsi que le championnat d'Arabie Saoudite. Les Glasgow Rangers font également leur retour dans cette version. Quant aux statistiques des équipes et des joueurs, elles nous semblent plutôt conformes à la réalité, même si certains joueurs sont clairement au-dessus du lot. Présent sur la jaquette, Karim Benzema est un monstre, à tous les niveaux. L'écart entre les grands clubs et les formations de seconde zone se creusent encore, ce qui peut paraître frustrant dans certains cas. De plus, on imagine - plus que jamais - que six clubs (le PSG inclus) tourneront principalement durant les parties en ligne.  
FIFA 13
Au niveau du contenu, FIFA 13 prend encore de l'ampleur. Plaisir principal du joueur solitaire, le mode Carrière s'étoffe avec de nouveaux éléments qui touchent principalement les transferts. Ce système consistant à recruter des joueurs s'avère d'ailleurs nettement plus complexe. Un club ne cède plus uniquement aux montants demandés. Forme du joueur, importance pour son équipe... l'argent n'est plus le seul critère lors des négociations. En cas d'échec, on peut alors mettre un joueur dans la balance et jongler avec les contre-offres. Si l'intelligence artificielle se montre parfois un peu trop gourmande (avec une forte tendance au refus), ce système s'avère tout de même plus cohérent au final.
FIFA 13
Les développeurs ont également gommé les dérives dans le mode « Deviens Pro ». Dorénavant, notre avatar ne peut plus mettre sur la touche un joueur confirmé sous prétexte qu'il arrive dans un nouveau club. Cela encourage donc le fait de progresser étape par étape, sans se griller. Pleinement intégré dans l'écosystème de FIFA 13, le « EA SPORTS Football Club » (gratuit) promet de mettre à jour constamment les statistiques des joueurs selon leurs performances dans le championnat réel. L'idée, qui est forcément très alléchante, repousse encore une fois de plus les limites liées au réalisme et à l'authenticité. FIFA 13 récompense aussi les plus assidus avec des tenues exclusives, principalement des maillots vintage (exemple : la tenue de l'OM de 1995) et de nouvelles célébrations.

EA mise aussi beaucoup sur le mode « FIFA Ultimate Team », qui propose davantage d'options pour commencer une saison. Il s'adresse surtout à une cible plus large, en témoigne le didacticiel (plutôt bien foutu) destiné aux néophytes. Défis, application smartphone... le mode Ultimate Team affiche beaucoup plus d'ambition. Quant aux différents modes en ligne, nous n'avons pas eu l'opportunité de le tester à l'heure où nous écrivons ces lignes. Sachez en tout cas que l'éditeur promet notamment des matchs en configuration 2 contre 2.

Conclusion
Sans surprise, FIFA 13 conserve sa couronne de roi du football virtuel. Intelligence artificielle réactive, jeu plus fluide, frappe de balle incisive... il offre une expérience de jeu incomparable. Si la simulation sportive d'Electronic Arts atteint des sommets en matière de réalisme, FIFA 13 souffre paradoxalement d'une intelligence artificielle très - trop ? - calculatrice, ce qui peut entraver le plaisir de jeu en solo. Alors, FIFA peut-il se couper d'une partie du public à cause de son gameplay trop pointu ? Seul l'avenir nous le dira. Mais si l'on met de côté les quelques bugs de collision, cet épisode corrige les principaux défauts de la précédente version. De surcroît, il propose un contenu toujours plus complet, en solo comme en multijoueur. Un vrai régal.
 
Source : Jeuxvideo.fr
 

Test PES 2013

Avec PES 2013, Konami nous propose un jeu un peu plus réaliste, instinctif et plaisant que l'an dernier, sans pour autant gommer les principales tares l’empêchant d’accéder au trône.

Tous les ans, c’est la même rengaine : Konami et EA nous proposent leurs bébés respectifs en espérant régner dans le domaine de la simulation footballistique. Malmené depuis le début de l’ère “consoles HD”, PES tente de rallier les amateurs à sa cause avec des ajustements au niveau de son gameplay. Pari payant ?

Un air de déjà-vu
En lançant PES 2013, le moins que l’on puisse dire c'est que, d’emblée, la différence avec l’édition 2012 ne paraît pas flagrante. En effet, les menus - contenu et architecture - sont presque identiques : matchs simples, compétitions, carrière (le tout offline ou online), création de joueurs / équipes / stades, configuration de son effectif, etc. Lors d’un match, on n’est pas non plus dépaysé par la mise en scène des rencontres assez aseptisée - celle des coupes est plus entraînante, notamment en Champions League - ainsi que par les animations suffisantes mais un peu stéréotypées (malgré quelques ajouts) et manquant parfois un peu de fluidité.
PES 2013
Le rendu visuel des joueurs - plutôt ressemblants malgré quelques ratés sur les moins populaires - et des stades n’a quasiment pas évolué ; il demeure honnête sans être éblouissant (textures moyennes, scintillement...). Seuls quelques petits détails apportent un semblant de fraîcheur : le récap’ du score se veut un peu plus esthétique, un widget (donnant un accès rapide aux fonctions multijoueurs en ligne, rappelant l’Autolog) est désormais visible en haut à gauche de l’écran dans les menus... où sévit notamment l'irritant Ai Se Eu Te Pego de Michel Télo.

Côté son, justement, c'est le statu quo avec des chants moins nombreux que la concurrence et des commentaires passables(de Grégoire Margotton et Darren Tullet, le plus anglais des journalistes sportifs français, remplaçant Christophe Dugarry) qui pêchent au niveau du ton et de l’implication malgré un effort sur la pertinence. La traduction se montre, elle, bien plus lacunaire dès les premiers écrans du didacticiel - avec des fautes déjà visibles sur la démo et pas corrigées pour autant -. Voilà pour la forme.
 
 
Un gameplay plutôt (af)futé
Comme énoncé dans l’introduction, les développeurs ont plutôt concentré leurs efforts sur le gameplay. Et effectivement, après un passage dans le tuto (vivement conseillé) et quelques matchs, on constate des modifications / apports notables. Sur le plan offensif tout d’abord, on apprécie l’arrivée de nouvelles armes : tir entre les jambes, tir flottant, tir manuel (on choisit la direction avant de frapper la balle)... Plus nombreux et moins compliqués à sortir (mais nécessitant un bon timing et un peu d’espace limitant leur usage), les dribbles ont également été remaniés pour apporter davantage de variété aux situations: dribble précis, double contact, amorti parfait, coup du sombrero, petit et grand ponts... De quoi nous aider à mieux conserver le ballon et à nous défaire des adversaires trop collants.
PES 2013
Car, que l’on ne s’y trompe pas, ce PES 2013 renoue avec une défense globalement plus compacte, pressante et efficace. Il est donc moins facile de conserver le ballon lorsque l’on est marqué à la culotte et de percer le bloc adverse - qui plus est avec un seul joueur - autrement qu’en contre-attaque. Histoire d’apporter tout de même un peu de piment à l’ensemble et de ne pas briser l’équilibre attaque / défense, Konami a instauré de nouvelles variations dans les interceptions (tacle debout, possibilité de se jeter) qui les rendent plus gratifiantes en cas de réussite mais aussi nettement plus sujettes à l’échec - donc risquées -. Un petit quelque chose de FIFA 12, en plus accessible tout de même au niveau des commandes.

Tous ces paramètres nous incitent à réfléchir davantage nos actions, à l’instar de la vitesse de base du jeu réduite par rapport à l’opus 2012 (mais modifiable dans les options si besoin). Une manière de favoriser la construction de notre jeu avec des passes aussi justes que possibles (le "une-deux", désormais dynamique, fait des merveilles), également réalisables en « tout manuel ». En maintenant une gâchette, on peut en effet choisir librement la direction de notre passe en déplaçant le stick analogique gauche. Une excellente idée - sans doute la meilleure de ce cru -, assez sympa à utiliser et très efficace(contrairement au tir manuel, moins payant et évident) notamment pour placer la balle dans le dos d’un défenseur sans pour autant viser directement un coéquipier ou risquer un hors-jeu.
PES 2013
Une nouveauté qui s’avère complémentaire aux contrôles de joueurs sans ballon initiés dans PES 2012, toujours présents - mais pas évident à sortir dans le feu de l'action - au même titre que l’éditeur de gestes techniques, les tactiques personnalisées, etc. Quant au système Player ID mis en avant par Konami, son apport est plus diffus. Ce dernier offre une meilleure différenciation entre les joueurs via l’usage de coups propres (dribbles assassins de Cristiano Ronaldo ou Neymar, course de Messi, conservation du ballon de Xavi, roulette de Ribéry, sauvetage de John Terry...), mais 1°) il ne concerne qu’une minorité de joueurs et 2°) ce genre de différences entre les athlètes était déjà perceptible dans les dernières versions.

Profitons-en d’ailleurs pour rappeler qu’une fois encore les équipes phares (Barcelone, Real Madrid, Espagne, Chelsea - oups, pardon, London FC -...) se distinguent clairement des autres et seront sans nul doute les plus jouées. Les statistiques des différents clubs ou nationaux demeurent cela dit plutôt raccord avec la réalité (l’OL a bien baissé alors que le PSG est clairement monté en puissance). Au global, le gameplay se révèle un peu plus posé, agréable et réaliste que son prédécesseur, tout en permettant aux individualités de s’exprimer (davantage que chez FIFA) via un système de contrôle vif qui a fait le succès de la série.
  
 
Du mieux, oui, mais...
Du tout bon ? Pas forcément, car PES 2013 traîne encore quelques vieilles casseroles : collisions peu crédibles (manquent d'impact), quelques bugs et surtout une I.A. assez perfectible / aléatoire. Les goals sont ainsi plutôt efficaces mais ont trop tendance à relâcher la balle et délaissent parfois étonnamment leurs cages. Les défenseurs, certes plus disponibles, montent trop haut sur le terrain et exposent l’équipe à de dangereuses contre-attaques. On note aussi un manque de disponibilité des attaquants (malgré un léger mieux), une grande fréquence des débordements "made in PES" sur les côtés, et des gros frappeurs - dont Ibramovic - franchement trop meurtriers.
PES 2013
Et bien sûr, on retrouve un net manque de contenu vis-à-vis de la concurrence, malgré quelques ajouts : stades, chants de supporter, équipes (pas de Bundesliga et seulement deux clubs allemands, la plupart des clubs anglais ont des noms d’emprunt, les joueurs des équipes de légende sont mal nommés - ex : Bathez, qui ne ressemble même pas à Barthez d’ailleurs -, etc.). À l’inverse, la présence exclusive de la Champions League fait toujours son petit effet ; idem pour la Copa Santander Libertadores même si elle reste moins connue / attractive sur nos terres.

On regrettera par contre que le nombre de joueurs supportés lors d’une partie en ligne n’ait pas évolué (8 contre 22 sur FIFA). À ce titre, les possibilités multijoueurs sont restées globalement inchangées (Ligue des Masters, Lobby supportant jusqu’à 100 joueurs, matchs simples avec ou sans classement, réseau social MyPES). Le service devrait tenir la route cette année encore ; mais vu que le jeu n’est pas encore sorti au moment où nous écrivons ces lignes, nous ne pouvons l'attester et ferons une mise à jour de l’article le cas échéant. En parlant de mise à jour, sachez que celle qui concernera les effectifs n’aura pas trop d’éléments à modifier puisque Konami a enfin fait l’effort de suivre plus assidûment les derniers transferts(Ibra’ et Thiago Silva au PSG, Eden Hazard à Chelsea, mais Lloris est encore à l’OL).
 
 
Conclusion
D'apparence très proche de l'édition 2012, PES 2013 la supplante pourtant indiscutablement en s’avérant sensiblement plus réaliste, riche et agréable. Cependant, il n’a pas encore assez de forces - ou traine un peu trop de vieilles tares, c’est selon - pour faire figure de roi de la simulation auprès des puristes. Il n’en demeure pas moins un jeu valable, doté d’un gameplayassez instinctif et vif, complémentaire à celui de la série d’EA. L'avenir nous dira si Konami a préféré garder quelques atouts dans son jeu cette année afin de reconquérir son trône pour la prochaine génération de consoles.
 
 
Source : Jeuxvideo.fr